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Vous vous souvenez que dans ma liste d'envie de mon article "Bonne Année !!!" je souhaitais réussir l'oral de mon concours ? Et bien, je check ! Je l'ai ! Youhouuuuuuuuuuuuuu !!!!! J'avais un peu bossé les écrits et beaucoup l'oral. J'appréhendais cet oral, je ne maîtrisais pas forcément toutes les connaissances demandées. En étant fonctionnaire je ne risquais pas de perdre mon boulot et de toute façon si je ne réussissais pas, au pire ou au mieux, je continuais de travailler à 20 minutes à pied de chez moi. C'était ma consolation.

Le jour de l'oral j'avais les jambes en coton, je n'arrivais pas à me décider sur ma tenue finale. Veste/chemise ou bien veste/petit top ? Pantalon noir ou jupe ? Talon ou bottines ? Finalement j'opte pour un pantalon vert canard avec des bottes noires hautes et un pull gris. C'est professionnel juste ce qu'il faut et je me sens à l'aise ainsi. Je pars deux heures avant l'heure de ma convocation. Vu les galères qu'il y a dans les transports en commun, je préfère être très en avance plutôt que de courir et stresser. L'épreuve se déroule à Levallois-Perret, je sors du métro, mon plan ratp en main, je trouve la rue et commence à guetter les numéros. Au fur et à mesure que j'avance, je croise des gens sapés en costard avec le téléphone à l'oreille qui utilisent des termes semblables à mon oral. Ok c'est bon je suis sur le bon chemin. Je croise ensuite une fille au téléphone en pleurs : "ça va pas du tout ça s'est mal passé (snif snif), c'était trop dur (snif snif)". Ok je suis toujours sur le bon chemin mais avec une petite boule de panique maintenant. Je trouve le centre d'examen. Je rentre dans la salle d'attente, découvre les candidats, mes adversaires, les scrutes et surtout me bouche les oreilles pour ne pas entendre leurs révisions ou angoisses.

Tout à coup mon nom est appelé. Je fais partie d'une vague de 11 candidats guidés par une personne qui nous conduit dans un long long couloir, le couloir de la mort, et nous attribue à chacun une pièce dont la porte est fermée. Le temps de 15 secondes (interminables), nous faisons tous face à notre porte fermée, attendant que le jury décide de nous ouvrir.

Ça y est, la porte s'ouvre, je découvre un homme, la trentaine, costume gris avec des lunettes. A ses côtés, une femme, la trentaine, les yeux bleus qui me fixe sans cligner des yeux et qui ne s'arrêtera pas ainsi jusqu'à la moitié de mon oral. J'ai 5 minutes pour présenter mon parcours. Je tente de parler calmement mais j'ai la bouche un peu sèche, je garde le sourire et mon calme. Puis viennent les questions en rafale sur l'environnement dans lequel je travaille et les mises en situation pendant 20 minutes. La jeune femme me fixe constamment et saute sur la moindre phrase de ma part pour me poser des questions pointues. Dans le jury il y a toujours un méchant et un gentil. Elle n'était pas méchante mais dure. Elle essayait de me déstabiliser, je n'ai pas perdu pied.

L'oral terminé, je rentre chez moi en me disant que ce n'était pas si mal que ça. Mais pendant les deux semaines d'attente du résultat, je revoyais mon oral, le décortiquais et je me disais que ça ne serait pas pour cette année. Le 20 février 2015 à 13h15 j'apprends que je suis reçue ! J'ai envie de crier, j'ai la gorge serrée, l'oeil qui pique, une petite larme tomberait bien. J'envoie un texto en premier à Mister, qui est hyper fier et heureux pour nous, puis à ma mère, ma soeur et autres proches. Mes anciens collègues et chefs ont été adorables par leurs messages de félicitations.

Je suis vraiment contente de ce qu'il m'arrive. Je vais partir pour 8 mois de scolarité basée sur la fiscalité et la comptabilité (ça fait rêver hein), je vais redevenir une petite écolière avec cartable, trousse, calculette, agenda, goûter et ballon pour la récrée. Bien entendu je ne prête pas attention à toutes les phrases que j'ai pu entendre avant, pendant et après cet examen : "Mais si tu obtiens le concours tu vas perdre ton boulot à côté de chez toi ? Tu joues gros dis donc, c'est risqué. A ta place je ne l'aurais pas fait. Tu n'as pas peur ? Tu vas peut-être être mutée loin. Et ta scolarité, tu n'as pas peur ? C'est quand même loin. Tu vas faire comment avec tes gosses ? Bon bah c'est bien pour toi, tu es courageuse hein." C'est rentré dans une oreille et c'est sorti par l'autre, les angoisses des uns et des autres ne seront pas les miennes. Merci à ceux qui sont juste heureux pour moi. En tout cas, j'ai juste une dernière chose à dire : JE SUIS REÇUE !!!!!!!